Home » Bret Easton Ellis, Littérature policiere

Glamorama, de Bret Easton Ellis

20 January 2012 278 lectures Pas de commentaires
Glamorama, de Bret Easton Ellis

Quand le star-système rencontre la politique, quand la réalité se confond avec la fiction, quand aucun personnage n’est ce qu’il paraît, c’est du Breat Easton Ellis : un pur moment de paranoïa et de schizophrénie ! Glamorama est à la fois un des livres les plus exaspérants et les plus géniaux de l’auteur !

Victor Ward, jeune mannequin, vaguement acteur, est un homme particulièrement ambitieux. Son but (avoué) : devenir célèbre et faire la une des magazines. Il entend bien réaliser son objectif en se servant de tous ses avantages : une exceptionnelle beauté, un corps de rêve, des fringues de marque, des accessoires hi-tech… Côté cerveau : ce n’est pas Einstein, il est plus préoccupé par la marque de son jean que par l’actualité littéraire… Un modèle du genre ! Quoi qu’il en soit, notre héros aux dents longues, va se retrouver embringué et coincé malgré lui dans un complot mêlant politique et terrorisme entre New-York et l’Europe.

La première partie du roman est assez déconcertante, voire carrément pénible. C’est hystérique, superficiel à l’image des personnages qui interviennent dans le lancement de cette boite de nuit, censée faire le succès de Victor. A tout avouer, quand j’ai eu en mains, pour la première fois, Glamorama, ce début m’a tellement exaspéré que j’ai abandonné sa lecture. Mais… j’y suis quand même revenue… Et j’ai bien fait !

Car, sournoisement, par toutes petites touches, le roman bascule. Ce sont toujours des points de détails, de petites incohérences qui vont se révéler être les clés – celles qui mènent à la deuxième partie totalement hallucinée du roman. Là, c’est le chaos, le grand n’importe quoi, entre paranoïa et schizophrénie. Le monde n’est plus le monde, les gens ne sont plus les gens, et Victor Ward, un peu largué, se soigne à grands coups de Xanax, de Londres à Paris, où il se retrouve hagard coincé dans un gang de terroristes issus du monde de la mode.

Une expérience littéraire particulièrement étrange ! Un jeu de chassé-croisé entre le vrai et le faux, les apparences et la réalité, avec cette pointe de violence et d’horreur qui toujours vient renforcer le propos de Bret Easton Ellis. Une critique cinglante de notre monde…

Articles en relation :

  1. Lunar Park, de Bret Easton Ellis

Twitter
1 vote2 votes3 votes4 votes5 votes (pas encore de votes)
Loading ... Loading ...

Laissez votre commentaire !

Vous devez vous authentifier afin d'enregistrer un commentaire.