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Des femmes encombrantes, de Robert B. Parker

19 January 2012 276 lectures Pas de commentaires
Des femmes encombrantes, de Robert B. Parker

Sunny Randall est détective privée, équipée d’une chienne, d’une sœur hystérique, d’une copine dépressive, et d’un ex-mari qu’elle aime toujours : elle se trouve plongée au cœur d’une enquête qui la mène d’une association féministe aux prostituées droguées des bas-fonds de Boston. Une enquête menée grand train avec beaucoup d’humour.

Détective privée, ancienne flic, Sunny Randall est engagée comme garde du corps par Mary Lou Goddard, directrice lesbienne d’une association féministe. Cette dernière se dit menacée. Rapidement, Sunny découvre que si harcèlement il y a, cela proviendrait d’un homme avec qui Mary Lou a des relations sexuelles, secrètes et occasionnelles…. Peu de temps après, l’assistante de Mary Lou est assassinée. Mais…Quand Sunny veut révéler ce qu’elle sait à la police, elle se fait virer par Mary Lou. Ce qui ne va pas l’empêcher de mener sa propre enquête, d’autant plus que l’homme soupçonné de harcèlement est retrouvé « suicidé » chez lui… Une enquête au cœur des bas-fonds la propulsant dans le monde des prostituées, des macs, des parrains, des dealers, etc…
En marge de l’enquête, Sunny doit aussi gérer une vie privée mouvementée avec une sœur bourgeoise et hystérique, qui sombre dans l’alcool et le stupre quand son mari la quitte pour une autre… Il y a aussi Julie, sa meilleure amie dépressive, qui elle aussi se noie dans la fête et l’alcool avant de quitter mari et enfants… Et, un ex-mari macho avec qui elle couche de temps en temps…

L’intrigue est bien ficelée même si elle traîne un peu au milieu. Le suspens reste malgré tout entier, nous nous voyons embrouillés par l’alternance de scènes propres à l’enquête et le déferlement de personnages à problèmes, de situations inédites qui constituent la vie privée de Sunny. C’est un catalogue de personnages hallucinants – tous au bord de la crise de nerf – parfois un peu caricaturaux. Toutefois, l’humour fait oublier le coté monolithique de certains caractères.

Quand à la fin, nous est révélé le mystère, on se rend compte que les personnages du roman – même les plus dingues – sont tous mus par une seule chose : l’amour !

Gansters, putes, assassins, sœurs, copines… c’est l’amour qui mène le monde…

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